Elle a été
mise au point par le Docteur Alfonso Caycedo,
neuropsychiatre colombien, dans les années
1960. Dès le début des années
1970 ( voir
l’historique), la Sophrologie prend
une place importante au sein des thérapies
par la relaxation grâce à un large
éventail de techniques :
L'enracinement pour améliorer
l’équilibre physique et mental.
La Sophrologie grâce à une action
positive sur les plans physique, émotionnel
et mental, est une méthode structurante.
L’ancrage corporel (enracinement) est
la porte d’entrée de la plupart
des séances de sophrologie. C’est
à partir d’une posture stable que
l’on développe en soi l’équilibre
et la force. La sensation d’enracinement
amplifie la stabilité intérieure.
Le corps et l’esprit ne faisant qu’un,
le fait d’être stable physiquement
nous rend stable émotionnellement et
mentalement.
Le travail sur la sensorialité
pour une meilleure intégration du schéma
corporel.
La pratique de la sophrologie s’appuie
en tout premier lieu sur un travail corporel.
Les exercices dynamiques, la sophronisation
(relâchement physique et mental) nous
aident :
- à renouer avec notre corporalité,
- à réduire les sensations négatives,
- à développer les sensations
positives,
- à se centrer sur le corps plutôt
que sur les pensées parasites,
- à vivre l’instant présent
au lieu d’être happé par
des images ou souvenirs douloureux ou projeté
dans un futur négatif.
La relaxation dynamique : comment
dynamiser son corps pour mieux le vivre au quotidien.
En s’inspirant du yoga dynamique du sud
de l’Inde, Alfonso Caycedo a tout d’abord
conçu la relaxation dynamique du 1er
degré. Il existe plusieurs dizaines de
mouvements, chacun ayant une action spécifique
:
- sur les muscles (étirer, relâcher…),
- sur le souffle (faciliter l’expiration,
l’inspiration…),
- symbolique, visant ainsi à se libérer
d’une problématique ou d’un
blocage,
- sur un organe (dynamisation, apaisement…)
- sur les émotions (contrôle, désactivation…)
- sur le système nerveux : activation
du système parasympathique,
- sur notre état mental (concentration,
attention…)
Ces exercices sont habituellement placés
en début de séance. Ils constituent
un sas nécessaire entre la vie quotidienne
et le cœur même de la séance
de sophrologie.
Le sophrologue les choisit en fonction de l’objectif
du patient ou du groupe. Chaque séance
est en effet portée par une intention
positive qui oriente le vécu.
Les stimulations bilatérales
pour la gestion des états de stress et
des émotions fortes.
Les exercices dynamiques bilatéraux sont
une des particularités de notre école.
Ils constituent une adaptation de la technique
des mouvements oculaires, l’EMDR. Leur
efficacité est démontrée
notamment sur l’activation du système
parasympathique. De fait, lorsque nous les pratiquons,
nous voyons apparaître des bâillements,
des soupirs ou des respirations amples qui sont
le signe de cette activation du parasympathique.
Ils procurent un apaisement émotionnel
et, pour cela, constituent la transition idéale
du passage d’un état corporel inconfortable
au processus de sophronisation.
Le
relâchement musculaire : comment
se libérer des contraintes liées
à la vie moderne, apprendre à
maîtriser le stress responsable de nombreuses
maladies.
La phase de relaxation musculaire est d’abord
une ‘lecture du corps’ (body scan)
où le sophrologue propose de percevoir
une à une les différentes parties
du corps ou groupes musculaires. C’est
un moment d’intériorisation corporelle
où chacun se centre sur les sensations
en provenance des régions du corps citées
par le sophrologue. Moment tranquille où
l’on accède, sans effort, à
un relâchement conscient.
Le sophrologue choisit les mots qui vont guider
la personne en fonction de ses attentes. Le
corps et l’esprit ne faisant qu’un,
le relâchement musculaire entraîne
peu à peu une détente mentale.
A l’électro-encéphalogramme,
on note une prédominance des ondes cérébrales
alpha.
La
relaxation mentale pour puiser en soi-même
les ressources nécessaires au changement.
Comme nous l’avons précisé
un peu plus haut, la détente mentale
est obtenue après une lecture du corps
c'est-à-dire la perception détaillée
et progressive de chaque zone corporelle. L’abaissement
du tonus musculaire favorise l’apparition
d’ondes alpha. Nous sommes alors dans
le niveau sophro-liminal. Toujours conscient
mais plus centré sur nos sensations et
sentiments positifs que sur les bruits environnants
ou les soucis quotidiens. Plus axé sur
des instants présents agréables
que sur des images passées ou futures
négatives.
Une incursion régulière dans ce
niveau sophro-liminal développe en nous
l’état de conscience sophronique
ou, pour parler plus simplement, un état
de sérénité et d’attention
paisible.
C’est dans ce niveau de conscience que
l’on réalise les activations intra-sophroniques.
Les
activations intra-sophroniques : découvrir
l’impact profond des images et pensées
positives sur notre cerveau.
La phase de relâchement musculaire et
de détente mentale nous prépare
à ce que nous appelons une activation
intra-sophronique. Il en existe des
formes différentes :
- Visuelles. Création
d’images mentales positives : préparation
à un événement important,
paysages, souvenirs…(voir plus loin les
visualisations)
- Auditives. Evocation de mots
ou de phrases : ‘Relâchement’,
‘Je suis calme.’, ‘Confiance
en soi’. La répétition intérieure
de mots simples et positifs apaise notre cerveau
cognitif.
- Corporelles. Exercices de
stimulation ou de contraction réalisés
après la phase de relâchement afin
d’accéder à une meilleure
sensorialité et plus de détente.
- Méditations. Il s’agit
comme toujours en sophrologie de méditations
laïques. Elles s’appuient sur l’observation
du souffle et des pensées parasites.
Ces techniques ont désormais fait leur
preuve dans le traitement des états dépressifs
entre autres (voir plus loin la méditation
sophronique).
- Gestes-signal (ou auto-ancrage).
Ce type d’activation permet d’associer
un état interne positif à un geste
simple et discret afin de pouvoir accéder
à une ressource donnée (calme,
relâchement, sérénité,
force…) à tout moment de la journée.
La visualisation pour activer
notre potentiel et nous projeter positivement
dans notre futur. Les exercices de visualisation
(images mentales) font partie des activations
intra-sophroniques. Certaines comme la futurisation
ou la sophro-acceptation progressive sont
à l’origine du succès
et de la notoriété de la sophrologie.
Voici une liste non exhaustives des principales
activations : L’affirmation positive,
Le sophro-déplacement du négatif,
la neutralisation émotionnelle, la
sophro-présence immédiate, les
5 sens, la protection sophro-liminal du sommeil,
le souvenir d’avenir, la stimulation
projective, le sophro-renforcement du positif,
la tridimension positive au quotidien, la
sophro-correction sériée, la
sophro-hypermnésie associative, la
sophro-mnésie libre, la sophro-mnésie
senso-perceptive, la sophro-substitution mnésique,
la sophro-correction existentielle, la sophro-intégration
mnésique, la sophro-tridimentionnalité
interne, la sophro-mnésie progressive…
Derrière des dénominations un
peu complexes se cachent des techniques simples
et efficaces qui dynamisent le positif et
agissent sur nos 3 paramètres existentiels,
le passé, le présent et le futur.
La respiration pour accéder
à un plus grand calme et une maîtrise
de nos affects.
Les bienfaits d’une respiration calme
et rythmée sont nombreux. En formation,
nous insistons particulièrement sur
:
- les mécanismes respiratoires,
- les différentes façons de
respirer,
- l’impact aux niveaux corporel, émotionnel
et mental,
- les études scientifiques menées
aux USA.
La respiration est la seule fonction autonome
qui peut être contrôlée.
Elle se transforme dès que nous vivons
une émotion ou état de stress.
Inversement, lorsque nous modifions le rythme,
la profondeur ou la localisation de notre
souffle, nous agissons sur la qualité
de nos émotions. Et notre attention
se modifie qualitativement.
La méditation sophronique
pour accéder à un sentiment
d'unité.
Elle est abordée lors du 3ème
degré. Les techniques du 3ème
degré s’articulent autour de
la pratique méditative. Pour Caycedo,
elles renforcent tout le travail réalisé
lors des deux premiers degrés. Déjà,
dans les années 1970 – à
l’époque où la méditation
n’était pas encore à la
mode – il avait constaté qu’elle
permettait aux personnes ayant vécu
un état dépressif de consolider
leurs acquis (meilleure gestion du stress,
diminution de l’angoisse…) et
de prévenir leur rechute. Ceci a depuis
été démontré aux
Etats-Unis avec la thérapie cognitive
basée sur la pleine conscience. La
méditation telle que nous l’enseignons
est véritablement accessible à
tous.
- Elle est d’abord une posture, digne
et confortable. En sophrologie nous la pratiquons
sur une chaise.
- Elle est associée à une respiration
naturelle, tranquille et régulière.
- Elle passe par une observation paisible
des processus cognitifs (pensées, images,
souvenirs…) qui apparaissent durant
la séance.
- Elle procure un relâchement profond
qui va bien au-delà de la simple relaxation.
La sophrologie met en avant l'autonomisation
du patient. L’enseignement
de la sophrologie repose sur ce point particulièrement
important. Lorsque le sophrologue reçoit
son patient, il lui explique
- L’importance de l’entraînement
- La nécessité d’une collaboration
pour parvenir à des résultats
positifs plus rapides
- L’impact de son engagement sur le
processus sophrologique
- L’intérêt d’une
ouverture aux suggestions et conseils de pratique
- L’intention positive de chaque technique
proposée
- La finalité de chaque élément
de la séance
- Les effets bénéfiques attendus
- Les bases physiologiques et/ou neurologiques
- Les études qui soulignent les bienfaits
des exercices proposés
Durant les phases de dialogue
qui précèdent et qui suivent
la séance proprement dite, le sophrologue
devient un pédagogue qui écoute,
répond aux questions, informe sans
jamais essayer d’interpréter
le vécu du patient. Il est néanmoins
là pour rassurer et donner des explications
suite à un vécu particulier.
C’est grâce à cette attitude
d’empathie et de respect que le patient
ou le groupe vont pouvoir évoluer,
avancer et s’approprier la méthode.
Le métier de sophrologue
Le sophrologue propose un travail psycho-corporel
authentique car il s'est lui-même entraîné
longtemps avant de devenir enseignant.
Les objectifs de notre formation à
la sophrologie sont les suivants :
- Transmettre nos connaissances théoriques,
pratiques et professionnelles
- Aider chaque stagiaire à s’entraîner
régulièrement afin qu’il
développe ses propres ressources et
devienne capable de transmettre ses apprentissages
et son propre vécu.
- Informer sur les études scientifiques
validant les techniques sophrologiques
- Savoir expliquer l’efficacité
de la méthodologie sophrologique
- Présenter clairement les concepts
et techniques sophrologiques en fonction de
l’interlocuteur
- Le but final, c’est que les patients
et élèves - que le sophrologue
diplômé recevra plus tard - aient
en face d’eux un professionnel compétent.
Comment
devenir sophrologue
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