La grande
découverte de Freud, c’est
d’avoir démontré que
le conscient ne représente que
la partie visible de notre conscience.
L’inconscient, la partie immergée,
est en fait
agissant
tant qu’il demeure caché.
En émergeant à la conscience,
il cesse d’être agissant.
Sans
cette mise en lumière,
il nous pousse à agir, à
choisir, à ressentir. Mieux le
connaître, c’est aller vers
plus de liberté; c’est
renforcer
le conscient pour plus d’
autonomie.
Tout ce qui s’est inscrit de
négatif dans le passé
et qui n’a pas été
conscientisé,
exprimé ou accepté
reste présent en nous et influe
sur nos comportements, notre corps,
nos émotions, souvent à
notre insu.
Au fil des séances le patient
va découvir comment s’est
structuré son problème,
sa souffrance. Grâce aux associations,
il établit des liens qui éclairent
ses comportements ou difficultés
présentes; liens entre sa problématique
actuelle et les événements
significatifs de son histoire. Il peut
alors redéfinir ses modes d’action
et d’aimer. Le travail
sophro-analytique est obtenu grâce
aux mouvements oculaires. Ceux-ci
aident le patient à reculer dans
son histoire et à se connecter
aux événements qui sont
à l’origine de sa souffrance.
La thérapie par l’attention
C’est un travail proche de la
méditation qui
consiste à se centrer sur l’émotion,
les pensées négatives,
les sensations corporelles inconfortables
afin, dans un 1er temps, de réguler
l’émotion et de chasser
les pensées négatives.
Dans un second temps, l’attention
nous aide à comprendre l’automatisme
émotionnel qui est à
l’origine du problème pour
mieux s’en libérer. Nous
pouvons ainsi, comme en sophro-analyse,
nous relier aux événements
de notre histoire qui ont installés
ces habitudes émotionnelles
négatives ou inadaptées
: sentiments d’abandon, de défiance,
de dévalorisation, d’exclusion,
de vulnérabilité, d’échec…
La thérapie par l’attention
facilite la mise en place de nouvelles
‘habitudes’ positives.
Mais elle est également un moyen
de ne plus se laisser entraîner
dans le cercle vicieux de l’escalade
émotionnelle : pensée
négative = émotion forte
= sensations inconfortables = comportement
inapproprié = nouvelle pensée
négative (au sujet de soi, de
ses émotions, de ses sensations)
= émotion inconfortable renforcée,
etc.
A l’issue d’une
séance, le patient a retrouvé
une plus grande assise et une meilleure
maîtrise de ses affects. Il peut
ensuite se projeter positivement dans
son futur afin de mieux intégrer
les acquis de la séance.
| Une thérapie sophro-analytique
est positive dans ses moyens
d’intervention et
toujours structurante dans
ses résultats. |
La Thérapie
par les Mouvements Oculaires.
Elle est actuellement
reconnue comme étant la méthode
la plus efficace et la plus rapide pour
le traitement des traumatismes.
Mais c’est également une
technique ‘associative‘
qui permet la mise en lien d’un
état émotionnel présent
avec des souvenirs anciens, oubliés
ou refoulés. Elle favorise la
verbalisation et l’expression
émotionnelle. Elle occupe une
place prépondérante en
thérapie car elle permet - après
avoir retrouvé un souvenir douloureux
en séance de sophro-analyse de
désactiver tous les aspects du
traumatisme:
ce que la personne a vu
ce qu’elle a entendu
ce
qu’elle a ressenti sensoriellement
et émotionnellement
ce qu’elle a pu se dire intérieurement
(pensées négatives, croyances,
décisions sur sa vie future...)
Durant la séance,
le cerveau met en route un système
interne de traitement de l’information.
Les émotions perdent de leur
intensité. Les pensées
ou croyances négatives sur soi-même
se transforment en affirmations positives.
Le souvenir s’éloigne car
il est mis en mémoire à
long terme.
Cette méthode
est, par exemple, un moyen efficace
pour faire le deuil d’un être
cher disparu ou le deuil de tout autre
aspect de la vie.
Les nombreuses prises
de conscience tout au long du processus
montrent qu’elle est une véritable
neurothérapie. Car il
s’agit bien de permettre au cerveau
de digérer l’événement
traumatique. Les mouvements oculaires
donnent au cerveau le moyen de faire
ce qu’il n’a pas réussi
à faire dans les heures, les
jours ou les semaines qui ont suivi
un événement douloureux.
Alors qu’en sophro-analyse, la
priorité est donnée à
la parole, en mouvements oculaires,
c’est l’expérience
de désactivation qui compte.